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Des vacances autrement: Gdansk

juillet 12, 2018 Non classé No Comments

A l’est de l’Allemagne, avec une façade maritime sur la Mer Baltique, la Pologne se situe au confluent de l’Europe du Nord et l’Europe Orientale. Mais avant de devenir le 1er mai 2004 un pays membre de l’Union européenne, la Pologne, en raison de sa situation géo-politique, connut une histoire heurtée par de nombreux conflits. Et parmi ses provinces, au Nord-Ouest, la Poméranie et sa capitale, Gdansk, illustre le destin remarquable de ce pays tout en offrant une destination de vacances enrichissantes .

Une ville au coeur de l’Histoire depuis des siècles:

Même le promeneur le plus étourdi ne peut échapper à l’atmosphère particulière de Gdansk. Située sur l’un des bras du delta de la Vistule, traversée par des canaux, la ville de Gdansk, avec une île en son centre, offre un concentré de civilisation, d’histoire et de culture, autant que le visage d’une cité dynamique et accueillante.

Cette histoire, aujourd’hui Gdansk, ville qui fut entièrement détruite pendant la seconde guerre mondiale, en donne l’illustration par la qualité de sa reconstruction. Devenue ruine sous les bombardements allemands et soviétiques, Gdansk a été restaurée en respectant la cohérence bâtie par des siècles d’histoire. Les documents les plus anciens lui attribuent une fondation médiévale au 10 ème siècle. Plus précisément en 997 selon Johannes Canaparius, biographe d’ Adalbert, évêque de Prague qui christianisa la région et fonda Gdansk.

Mais les stèles au pied du Centre culturel de la Mer sur les quais de la Motlawa ou encore dans le jardin le long de la rue Wodopoj rappellent au promeneur que dans cette anse de la Vistule, sur cet estuaire qui s’ouvre sur la mer Baltique, vécut dès la plus haute antiquité une civilisation païenne brillante contre laquelle durent lutter les évêques polonais puis Casimir 1er jusqu’au milieu du 11 ème siècle.

Après un début du 12 ème siècle où la Poméranie redevient indépendante, cette région reconquise passe sous le contrôle de la Pologne qui en nomme les gouverneurs. Jusqu’à la fin du 13 ème siècle ceux-ci accroissent leur pouvoir et deviennent des ducs de plus en plus indépendants, tour à tour vassaux de la Pologne ou du Danemark. Gdansk est déjà une zone d’ importante activité navale, accueillant tour à tour des navires venus d’Angleterre, de Suède et des Pays-Bas.

Au 14 ème siècle Gdansk subit l’attaque des Chevaliers Teutoniques qui établirent 12 forteresses en Pologne. Ils s’emparèrent non seulement du contrôle militaire des territoires mais monopolisèrent les activités sources de richesse du pays: commerce et exportation de l’ambre des rives de la Baltique, contrôle de l’exportation des grains par Gdansk, gestion du transit des produits miniers d’Europe du Nord et d’Europe Centrale. En 1361 Gdansk devient membre de la Ligue Hanséatique, une organisation commerciale dont les marchands négocient non seulement en Mer Baltique, mais aussi en Mer du Nord, sur la Manche et l’Océan Atlantique.

Le port de Gdansk connaît alors la prospérité. Toutefois la gestion monopolistique des Chevaliers Teutoniques qui accaparent les richesses minières, leur main-mise sur tous les vecteurs de profit attisent les plaintes de l’aristocratie polonaise et de la bourgeoisie. L’ influence des Chevaliers Teutoniques perdure jusqu’au milieu du 15 ème siècle, mais dès 1410 cet ordre autant militaire que religieux subit une première défaite face au roi Ladislas, à la bataille de Grünwald. En 1415 le Concile de Constance condamne la politique de l’ordre.

Parallèlement une période de dépression économique, qui engendre une situation de crise financière, sociale et politique en Prusse où les villes et l’aristocratie créent Le Bund. Cette organisation s’allie alors avec la Pologne. S’ensuit la guerre de Treize Ans (1454-1466) qui s’achève avec la défaite de l’Ordre Teutonique, qui perd alors la Poméranie. Dès lors les Chevaliers Teutoniques sont les vassaux du roi de Pologne.

Aux 16 ème et 17 ème siècles Gdansk prospère et rayonne autant par son activité portuaire, commerciale que culturelle: dans le jardin qui longe la rue Korzenna, la statue de l’astronome Johannes Hevelius, ou plus à l’Est celle du physicien Gabriel Fahrenheit le rappellent.

Aujourd’hui la Voie Royale qui traverse le centre de Gdansk donne à voir ces siècles de prospérité depuis la Porte Haute, qui s’ ouvre dans les fortifications, jusqu’à la Porte Verte qui débouche sur le port. Cette voie, autrefois parcours de la parade des rois de Pologne , est bordée de demeures des notables. Ici des pignons sculptés, partout des façades colorées, décorées de bas reliefs, souvent des portails majestueux, des ferronneries audacieuses. Là la Fontaine de Neptune du trident duquel jaillit , une nuit, selon la légende, la Goldwasser.

Et puis Gdansk c’est aussi 16 cathédrales, d’audacieux mélanges de style gothique, renaissants et baroque travaillés en briques. Elles recèlent à l’envi des ouvrages remarquables, statues, rétables, fresques, orgues magnifiques. Au nombre de ces curiosités, la cathédrale Saint Brigitte présente par exemple un superbe et très curieux calendrier astrologique.

De nombreux bâtiments évoquent l’activité de cette ville hanséatique. Le long des quais, les imposants greniers à blé percés de nombreuses baies triangulaires ou arquées closes par des volets qui recevaient les récoltes. La gigantesque Grue aux énormes chaines, engrenages et poulies actionnées par des hommes. Plus au Nord de la Vieille Ville, le Grand Moulin à aube, et partout encore des échopes spécialisées comme autrefois dans la taille de l’ambre.

Mais au milieu du 17 ème siècle la Poméranie, d’alliée de la Suède, passe sous sa tutelle. Et en 1648 les traités de Westphalie amorcent la longue succession des partitions de la Poméranie. D’abord partagée entre ses 2 voisins, l’Electorat de Brandebourg et la Suède, cette région du Nord-Ouest comme le reste de la Pologne sera occupée au début du 18 ème siècle par le tsar Pierre le Grand. En 1772, c’est une partition entre l’Autriche, la Prusse et la Russie, et la Poméranie devant prussienne. Gdansk s’appelle Danzig, perd la gestion des routes maritimes. Nouvelle partition en 1793 actée par la Prusse et la Russie, et à nouveau un partage en 1795 est cette fois conclu par la Prusse, l’Autriche et la Russie. Malgré l’épisode napoléonien qui est resté dans la mémoire des Polonais, l’indépendance de la Pologne appartient au passé, désormais la Pologne n’existe plus en tant qu’ Etat pour plus d’un siècle. La Pologne

Et Gdansk, par sa situation géographique, symbolise elle-aussi le destin de cette province et de la Pologne. Pour appréhender ce destin si particulier de la Pologne du 20 ème siècle, aujourd’hui, il y a tout d’abord la péninsule de Westerplatte.

En effet si , à la fin de la Première Guerre Mondiale, parmi les 14 points exigés par Wilson, il y avait la création d’une Pologne indépendante avec accès à la mer et si cela fut mis en pratique du fait de la chute des Empires centraux, après celle du tsar, toutefois le régime parlementaire instauré en 1921 se heurta rapidement à des crises politiques, des difficultés structurelles et économiques avec un arrière plan mondial lui aussi critique.

La montée au pouvoir d’Hitler s’accompagna d’une nouvelle revendication du couloir de Gdansk, qui avait le statut de  » ville libre » de par le Traité de Versailles. Afin de satisfaire cette ambition territoriale, le 31 août 1939, il prétendit à une attaque polonaise contre la ville frontalière de Gliwice. Et à l’aube du 1 er septembre il fit lancer l’attaque contre la garnison en poste sur la péninsule de Westerplatte depuis un navire de guerre allemand , le Schleswig Holstein, supposé à Gdansk pour une visite supposée amicale. La garnison de 88 hommes qui tenait le chenal qui mène au port de Gdansk résista jusqu’au 7 septembre 1939. Cette agression signa le début de la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui le site présente, en sus des restes de la garnison, un petit musée logé dans le corps de garde n° 1 qui permet de saisir l’exploit inimaginable accompli par ces hommes. Ils résistèrent pendant 1 semaine à l’assaut sur terre, sur mer et dans les airs. Ils firent reculer 1500 hommes, 225 commandos d’élite, résistèrent au bombardement par le navire Schleswig Holstein, puis à l’attaque d’un torpilleur, subirent l’attaque aérienne de 60 avions de la Luftwaffe.

Le 7 septembre à 11 h le major Sucharski, commandant des forces polonaises à Westerplatte se rendit – une reddition motivée par l’apparition de cas de gangrène parmi les blessés, et l’arrivée de l’armée allemande aux portes de Varsovie. Et, pour saluer son courage, le contre-amiral Kleikamp, qui commandait le Schleswig Holstein, lui rendit son sabre, tandis que et les soldats allemands se mirent au garde-à-vous lorsque la garnison quitta Westerplatte.

L’immense mémorial de 25 mètres, composé de 236 blocs de granit gris, érigé au sud-ouest de la péninsule, oeuvre du sculpteur Franciszek Duszenko et de l’architecte Adam Haupt, rappelle aussi, en dominant le chenal, cette résistance épique associée désormais à la maxime de Séneque placée en épitaphe: « La gloire est l’ombre du courage » (SLAWA JEST CIENIEM MESTWA).

Le Musée de la Seconde Guerre Mondiale figure aussi parmi les sites incontournables de Gdansk. Inauguré en mars 2017, c’est une réalisation architecturalement spectaculaire. L’ accès à ce quadrilatère dissymétrique de verre, de brique et de béton se fait par sa base, en sous-sol. La conception technique de l’espace intérieur particulièrement maîtrisée structure la visite autour de 3 phases: la marche vers la guerre, la longue et sombre guerre, et les horreurs de la guerre.

La visite suit une progression tragique puisque le cheminement suit un mouvement réellement ascendant dans la mesure où le visiteur gagne peu à peu le sommet du musée. Chaque thème est mis en scène avec des expositions, des projections, des documentaires de l’époque, des affiches et des reconstitutions. L’ iconographie est très riche. Le tout transmet un témoignage poignant sur ce que vécurent les Polonais lors de cette guerre, mais aussi sur toutes les facettes de ce conflit, y compris sur la façon dont il fut présenté, analysé, justifié depuis les autres continents.

Et puis il serait impensable de se rendre à Gdansk sans visiter le nouveau Centre Européen de Solidarité. Il ouvrit le 30 août 2014, pour le 34 ème anniversaire de la signature des accords d’Août. De l’extérieur, sa masse s’impose et fait contraste avec le monument élancé de 42 mètres et 139 tonnes, en béton et acier qui a été érigé à l’endroit où furent assassinées les 3 premières victimes assassinées lors des manifestations de 1970. 3 colonnes et en leur sommet les ancres rappellent le métier de ceux qui travaillaient sur les chantiers navals de Gdansk appelés les chantiers navals Lénine. A la base des colonnes, les bas-reliefs commémorent les 45 personnes tuées pendant ces manifestations contre le régime communiste. Lech Walesa assimila cette sculpture à  » un harpon fiché dans le flanc d’une baleine ». Et d’ajouter  » Quels que soient ses efforts, elle ne peut pas arriver à s’en débarrasser ».

Là encore l’édifice architectural du Centre fait sens. De l’extérieur ce bloc semble aveugle. Il ne s’ouvre à la lumière que du côté de l’ancienne entrée des chantiers, l’historique porte #2 là où Lech Walesa, en 1980, annonça à la foule l’accord qu’il avait signé avec le gouvernent communiste. Cette porte #2 est depuis considérée comme un monument historique à part entière. L’intérieur du Centre a été structuré comme l’intérieur d’un navire en construction. Le visiteur est « réduit  » à l’échelle d’un ouvrier qui se déplace entre des murs d’acier couleur rouille, dont la verticalité s’interrompt, très haut, au niveau d’une étroite verrière zénithale. Il ne manque que l’odeur si particulière du métal que l’on travaille.

Le Centre est axé autour d’ expositions dédiées à l’ histoire de Solidarnosc, son combat qui engendra la transformation des régimes des pays d’Europe centrale et de l’Est. On peut donc suivre toute la chronologie du mouvement, le contexte social dans lequel il se développa, les conditions d’existence des ouvriers, les victimes, les menaces qu’ils subissaient, la proclamation des lois martiales. Leur vie est reconstituée avec leurs vestiaires, leurs objets, leurs tenues de travail, un modèle des fourgons dans lesquels ils étaient raflés. L’ attention est captée par la richesse des reconstitutions. Archives secrètes déclassifiées, documentaires, mises en scènes interactives. Peu à peu s’installe la mise en situation des pétitions, la conception du drapeau, les affiches qui furent créées pour suivre l’action du syndicat, les revendications de tous consignées et classées, la façon dont les ouvriers s’organisèrent pour structurer leur action. La visite s’achève avec la reconstitution de la fameuse salle de la Table Ronde et les élections de 1989.

L’intérêt du Centre de Solidarité tient aussi à la philosophie de sa conception. Il n’est pas seulement le musée dédié à l’action de ce syndicat, le symbole de sa victoire. Il dépasse la dimension de la mémoire pour l’ancrer dans le futur ainsi qu’il en avait été décidé en 2005, lors de la cérémonie du 25 ème anniversaire de la signature des Accords d’Août. C’est un centre de recherches à dimension internationale, doté des moyens les plus hi-tech, de salles de lecture et d’archives accessibles à toute personne qui travaille sur les sujets de la liberté, démocratie et solidarité. A ce titre le Centre de Solidarité a d’ailleurs reçu en 2016 le prix décerné par le Conseil de l’Europe pour son activité.

Ainsi histoire et culture se déclinent à Gdansk pour offrir le visage d’une ville qui n’a jamais renoncé. Elle n’est pas une ville recroquevillée sur un passé lointain. Au contraire, ville qui n’ a pas cessé de reconquérir sa liberté tout au long du 20 ème siècle, elle donne l’image d’une cité vivante qui conjugue histoire et dynamisme.

Dominique Grimardia

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